Michel Fraisset est adjoint de direction de l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence en charge du tourisme culturel, des sites de Cézanne, de la Communication et de l’Evénementiel. Il dirige depuis 1997 l’Atelier de Cézanne dont il a fait un lieu de mémoire consacré à Cézanne, mais aussi un lieu de création ouvert aux artistes contemporains.

Il a créé les Rencontres du 9e Art, festival de la Bande Dessinée et autres arts associés dont la 8e édition en 2011 a accueilli 54.000 visiteurs. A ce titre, il est membre de la commission bande dessinée du Centre National du Livre. Depuis 2011, il est vice-président de Générik Vapeur, renouant ainsi avec le théâtre de rue, un univers qu’il a longtemps côtoyé dans une vie professionnelle antérieure.

Michel Fraisset est également l’auteur de nombreux ouvrages sur Aix, la Provence et Cézanne disponibles dans les bonnes librairies de la ville.

Il nous livre ses coups de cœur pour que notre été aixois soit des plus agréables :

1/ Le nez de Chostakovitch mis en scène par William Kentridge et l’exposition de ses œuvres à l’Atelier de Cézanne et à la Cité du Livre.

Après le MoMa à New-York, le Jeu de Paume et le Louvre à Paris, l’artiste d’origine sud-africaine William Kentridge expose à Aix-en-Provence. William Kentridge est un artiste protéiforme, à la fois cinéaste, metteur en scène d’opéra et plasticien. Les aixois se souviennent de sa mise en scène de La flûte enchantée en 2009. En 2011, il est à nouveau invité du Festival d’Aix pour mettre en scène Le nez de Dimitri Chostakovitch, opéra qui sera à l’affiche du Grand Théâtre de Provence du 8 au 14 juillet. L’artiste expose à l’Atelier de Cézanne une sculpture animée, Chostakovitch, constituée de fil de fer, de carton, de contre-plaqué. Cet assemblage de matériaux se transforme en fonction du point de vue du spectateur en portrait du célèbre compositeur. Une installation vidéo Return propose toute une série d’œuvres issues de la même démarche. 8 captures vidéo, œuvres préparatoires à la mise en scène de l’opéra complètent à la Cité du Livre cette trilogie aixoise.

Renseignements : Atelier de Cézanne, 9 avenue Paul Cézanne 13090 Aix-en-Provence – Tél : 04 42 21 06 53

2/ L’exposition Planque au musée Granet

Jean Planque n’était destiné à croiser la route des plus grands artistes du 20e siècle. Mais le destin allait en décider autrement. Sa collection comptait à la fin de sa vie 300 chefs-d’œuvre de l’art contemporain et quelques œuvres marquantes de la période impressionniste. Monet, Cézanne, Degas, Van-Gogh sont accrochés aux murs de sa modeste demeure à côté d’œuvres de Dubuffet, De Staël et Picasso. Jusqu’au 11 octobre, une sélection de 150 œuvres est accrochée aux cimaises du musée Granet. La Fondation Planque a en effet quitté Lausanne pour s’installer pour 15 ans à Aix-en-Provence, grâce à la volonté de son conservateur et commissaire de l’exposition aixoise Florian Rodari. En 2013, la chapelle des Pénitents Blancs, actuellement en travaux, recevra la totalité de la collection ainsi que la collection Meyer, entrée au musée Granet en 2000 avec d’autres chefs-d’œuvre du 20e siècle parmi lesquels de remarquables Giacometti.

Place Saint Jean de Malte 13100 Aix-en-Provence – Tél. : 04 42 52 88 32

3/ 12 septembre, l’Amérique d’après, livre-album publié par Casterman sortie nationale en librairie le 17 août prochain.

J’ai eu la chance d’assister à la conférence de presse qui annonçait la publication de cet album-événement, le 15 juin dernier à la Cité de l’architecture à Paris. Ce projet est issu de la volonté de Radio France et de son président, Jean-Luc Hees, et des éditions Casterman. 10 ans après le 11 septembre 2001, cette date que personne n’oubliera plus, quel regard peut-on porter sur les Etats-Unis. De part et d’autre de l’Atlantique, des auteurs, des journalistes et des artistes concernés par l’évolution des Etats-Unis apportent leur témoignage en images et en mots, chacun avec son média de prédilection: bandes dessinées, chroniques, dessins de presse, illustrations, photos, etc.

Pour la circonstance, nombre d’entre eux ont travaillé en binôme, donnant à leur travail l’aspect d’un dialogue au long cours, nourri de réflexions, de rebonds et des mille et un évènements de notre actualité des dix dernières années. J’ai retrouvé là des auteurs invités aux Rencontres du 9e Art à Aix-en-Provence, Jul, Lorenzo Mattotti, Enki Bilal, Miles Hyman qui ont participé à ce travail collectif dont l’avant-propos est signé de Russel Banks et de Sophia Aram et le post-Scriptum de Barbara Hendricks et de Fabienne Sintes. Un ouvrage à lire dès sa sortie…

4/ Le restaurant Le carton rouge

Ce petit « bouchon », bistrot à vins propose une sélection de vins d’artisans vignerons associés à une cuisine de bistro. Christine Charvet, la maîtresse des lieux est sommelière-conseil de formation et met son expérience au service de ses clients. Chez elle, on vient « manger pour boire ». Dans les assiettes, elle privilégie les produits locaux et artisanaux, et dans les verres les vins de sa sélection sont exclusivement des vins naturels issus de culture biologique (Foillard, Métras, Dagueneau, Cosse, Selosse…) avec de nombreuses découvertes.

L’établissement, à quelques centaines de mètres du cours Mirabeau, a su garder le charme rétro des bistrots d’antan.

Côté cuisine, la viande est commandée chez le boucher du quartier : charcuterie, pied de cochon, tête de veau, andouillettes et caillettes accompagnées de petits légumes de saison et du marché.

Après avoir découvert et dégusté un vin conseillé par Christine, il m’arrive souvent d’acheter quelques bouteilles de ces divins nectars pour les partager avec mes amis. La boutique cave du Carton rouge est ouverte à partir de 17H jusqu »à tard le soir.

7 Rue Isolette – 13100 Aix-en-Provence – Tél : 04 42 91 41 75

5/ Le restaurant la Kval des Basques

Le chef basque, Alex, nous fait chaque jour chaque jour découvrir la cuisine de sa région natale. Laissez-vous surprendre par l’axoa (mijoté de veau), comme à Espelette, le pavé de morue à la biscaïenne ou encore la poêlée de Saint Jacques à la luzienne (ma préférée). Coté sucré, l’incontournable gâteau basque aux cerises noires est à la carte mais aussi le camembert rôti au piquillos (piment d’Espelette).

Mais si vous aimez leur cuisine, vous reviendrez aussi à La Kval des Basques pour l’ambiance. Elle en est à la hauteur. Cédric et Rémy vous accueillent toujours avec le sourire, le beret et les chants basques en musique de fond. Simplicité, plaisir des papilles, fête et convivialité sont les ingrédients du lieu. L’été, la terrasse ombragée, permet de se délecter d’une bonne sangria et de se retrouver le temps d’un repas au cœur du Pays Basque.

2 Place Joachim Gasquet – 13100 Aix-en-Provence – Tél : 04 42 38 48 44


6/ les visites de bastides aixoises en juillet

Les premières bastides apparues au XVIe siècle ont toutes les apparences d’une maison fortifiée : murs épais percés de meurtrières, tours d’angles, fenêtres aux étages, comme à la Calade ou au Grand Saint-Jean.

Leur architecture évolue à la fin du XVIIe siècle et prend modèle sur les hôtels particuliers du centre-ville. Mais c’est au XVIIIe siècle que la bastide aixoise trouve sa véritable identité, -plan souvent carré, façade massive et sobre, de construction très soignée -, au point de devenir un véritable stéréotype. Aux portes de la cité provençale, les bastides fleurissent encore à la veille de la Révolution. En 1695, on en dénombre 410. Ces grandes demeures rurales, signe tangible de fortune, accueillent les messieurs du Parlement et leurs familles en été. Plus d’une centaine, réparties dans un rayon de 13 kms autour d’Aix, en constituent la couronne dorée.

Vous pouvez les découvrir en suivant un itinéraire de charme qui part des portes de la ville où s’installent les pavillons dont les noms évoquent le souvenir de leurs constructeurs : Vendôme, Gaufridy, Trimont, Lenfant…

Puis en empruntant

-l’axe nord de la vallée des Pinchinats jusqu’à Saint-Hippolyte,

-l’axe ouest qui du Jas du Bouffan rejoint le Grand Saint Jean en passant par La Bougerelle et Chazelles,

-l’axe sud avec Grimaldi, La Pioline, Lanfant, Albertas, Valabre

-l’axe est avec le château du Tholonet

et la route qui traverse le plateau de Puyricard, où La Gantèse, La Rostolane, Bourgogne se découvrent au milieu des champs.

Vous pouvez pousser la porte de quelques-unes de ces demeures prestigieuses du 16 mai au 15 octobre de 14h – 19h (2 circuits en alternance) au départ de l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence.

La réservation des places d’excursions se fait à l’Office de Tourisme (04.42.16.11.61) pendant les heures d’ouverture.

7/ la galerie d’Aurélien Raynaud

Aurélien Raynaud est un artiste animalier. Il peint, il sculpte les animaux de la création. Nombreux sont les Aixois qui se sont arrêtés devant la vitrine de son show-room de la place des Trois ormeaux. Aujourd’hui il s’installe à quelques pas de là. Il met la touche finale à sa galerie, rue Constantin qui doit ouvrir ses portes mi-juillet. Il m’en a donné la primeur et j’ai pu pénétrer dans son arche de Noé. Aurélien Raynaud a réalisé le portrait de ces animaux : éléphants, tigres, singes, lions dont il est le familier. Si en passant dans la rue Constantin vous entendez un rugissement ou un barrissement c’est que sa galerie est ouverte.  Poussez-en vite la porte !

8/ le château de Vauvenargues

« La peinture c’est la liberté. Si vous sautez, vous pouvez retomber du mauvais côté de la corde. Mais si vous n’êtes pas prêt à prendre le risque de vous casser le cou, à quoi bon ? Vous ne sautez pas du tout. Vous devez réveiller les gens ». Pénétrer la dernière demeure de Picasso est un moment émouvant et solennel. À son image,

le château est simple mais majestueux. La présence du peintre investit le château, comme une ombre qui le recouvre. On se sent petit, humble. Alors on marche à pas silencieux, par peur de le déranger. On entre dans la « pinède » du château qui fait face à la montagne Sainte Victoire. C’était son jardin. Aujourd’hui à cet endroit, il y a le théâtre à ciel ouvert qui accueillera bientôt artistes et spectateurs pour célébrer sa mémoire. Le château de Vauvenargues appartient à Catherine Hutin, fille de Jacqueline Picasso, la dernière épouse du peintre. L’histoire du château et de ses différents propriétaires reste intimement attachée à l’histoire de la Provence. La présence forte et unique d’un des plus grands génies de l’art occidental, Pablo Picasso, scelle définitivement l’histoire d’un lieu d’exception. Certainement un des plus beaux châteaux de Provence et de la région aixoise, sur son piton rocheux, au pied de la Sainte-Victoire, avec ses remparts conservés et ses belles proportions du XVIIe siècle, dans un style rustique sévère, il bénéficie d’un environnement naturel et végétal heureusement préservé.

Du 25 Juillet au 10 Aout comédiens et musiciens vont animer « L’arène de Picasso » par des Lectures à 3 personnages de propos de Pablo Picasso.

Avec les comédiens : Niels Arestrup, Myriam Boyer, Loic Corbery, Arnaud Charrin, Jacques Frantz, Xavier Gallais, Francis Huster, Christophe Malavoy, Abd Al Malik, Dominique Pinon, Denis Podalydes, Oxmo Puccino, Eric Ruf, Florence Viala, Michel Vuillermoz, Jacques Weber et les musiciens Erik Truffaz, Marcello Guilliani, Marco Beacco, Thibault Chevallier, Romain Coltier.

Résérvations : Magasins Fnac – Carrefour – 08 92 68 36 22 (0.34 cts d’euros/mn) – www.fnac.com

Informations : www.lemonsproduction.com – www.chateau-vauvenargues.com

9/ les chambres d’hôtes du château de La Barben

En 908, l’archevêque d’Aix confirme l’appartenance des terres de La Barben à l’abbaye Saint-Victor de Marseille. La seigneurie passe ensuite entre les mains des Pontevès. Ayant acquis le domaine en 1452, le roi René le revend en 1472 à Jean II de Forbin, frère de l’illustre Palamède. Le nom de Forbin est apparu en Provence à la fin du XIVe siècle. Guillaume Forbin, maître-peaussier bourguignon s’installe à Marseille vers 1392-1394. Quelques décennies plus tard, au milieu du XVe siècle, les Forbin font partie des plus puissantes familles marchandes marseillaises, enrichis par le commerce maritime méditerranéen. Jean II de Forbin seigneur de La Barben est nommé premier consul de Marseille en 1488. Le château et ses terres restèrent propriété des marquis de Forbin La Barben jusqu’en 1963, date à laquelle il fut acquis par monsieur André Pons. Une de ses filles a hérité du château historique qui a accueilli en ses murs la belle et jeune princesse Pauline Borghèse, sœur de Napoléon. Granet a décoré les murs d’un petit cabinet de scènes faisant allusion à l’antiquité romaine. Le plafond à la française de l’ancienne salle à manger refait au XVIIe siècle, raconte l’histoire du château et de son seigneur Gaspard de Forbin. Le dimanche 3 novembre 1630, les « Cascaveous » qui reprochaient à Gaspard de Forbin d’être favorable à l’application de l’édit des Elus saccagent le château et abattent les arbres du bois seigneurial. Pour rétablir l’ordre, le roi décide d’envoyer en Provence le Prince de Condé à la tête d’une armée de 5000 hommes. Le roi prive la ville d’Aix de ses tribunaux, ainsi que de la liberté d’élire ses consuls. Les biens de ceux qui ont dévasté les terres des Forbin et autres parlementaires sont vendus et les sommes affectées au dédommagement des victimes. Le conseil du roi, en 1632, leur accorde dix fois plus qu’ils n’ont perdu. La ville d’Aix est condamnée à payer au seigneur de la Barben la somme de 52.000 écus. Le château de la Barben est ainsi restauré grâce à la générosité royale. Les 40 devises et emblèmes qui décorent le plafond de sa salle-à-manger relatent cette histoire, rendent hommage aux vertus de Gaspard de Forbin et témoignent de sa loyauté récompensée.

5 chambres d’hôtes remarquablement restaurées vous permettent de dormir au château et d’en découvrir ses trésors. Je vous conseille particulièrement la chambre des amours aménagée dans la plus haute tour. Pour vous y rendre : Château de La Barben, 2376 Route du Château, 13330 Barben (La)

Tél : 04 90 55 25 41 – www.chateaudelabarben.fr


10/ le festival de piano de la Roque d’Anthéron

Depuis 31 ans maintenant, le Festival International de Piano de La Roque d’Anthéron s’est imposé comme un point d’ancrage exceptionnel dans le paysage musical et pianistique mondial. Si les sites du Festival se diversifient depuis plusieurs années, le Parc du Château de Florans demeure le haut lieu de ces entrevues inclassables où se confrontent toutes les créations : classiques, contemporaines… tous les styles : jazz, électronique… et tous les artistes : les jeunes talents comme les plus grands interprètes internationaux. Les qualités acoustiques de cette scène, idéale pour les récitals de piano autant que pour les concertos et autres symphonies, ne font qu’augmenter les charmes de ce jardin mythique et magique, qui porte toute l’histoire du Château de Florans.

Du 22 juillet au 21 août 2011, la 31e édition du Festival de piano de la Roque d’Anthéron vous réserve de belles envolées musicales. Consultez leur programme sur le site www.festival-piano.com

Festival International de Piano de La Roque d’Anthéron – Parc du Château de Florans – 13640 La Roque d’Anthéron  – Tel : +33 (0)4 42 50 51 15 – Fax : +33 (0)4 42 50 46 95 – info@festival-piano.com

2 commentaires

Raynaud Aurélien :

07/07/2011 á 12 h 22 min

Merci Michel pour cette présentation, je suis honoré de figurer parmi ta sélection!
La galerie ouvrira ses portes jeudi 21 juillet à partir de 18h30
Plus d’informations sur mon site http://www.aurelien-art.com
Aurélien Raynaud

CHARVET :

03/16/2012 á 15 h 02 min

Merci M. Fraisset,

Je n’ai jamais pris le temps de vous répondre, mais je suis très honorée de figurer aussi dans votre sélection, et si je peux me permettre, plein de bises!
Christine Charvet
Carton Rouge Aix en Provence

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